GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.

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De Siguer à Gestiés

Nous quittons Siguer à 6h00 du matin. Il fait encore bien nuit lorsque nous abandonnons nos très sympathiques et très endormis voisins de chambrée. La température est très agréable mais le temps est comme la veille très maussade et très humide. Nous commençons notre montée sur des pentes assez raides que nous avalons sans difficulté dans l’aube naissant. Nous arrivons à Gestiès avant que le clocher du village ait annoncé 7 heures.

       

 

De Gestiès au col de Gamel

Rapidement en sortant du village nous sommes confronté à une montée ardue vers le col de Gamel. Nous passons par de nombreuses granges abandonnées. Là encore, l’être humain n’a pas eu le dessus sur cette belle et forte nature qui a, depuis bien longtemps, repris ses droits sur la montagne. Nous avons l’impression de visiter une citée perdue. Nous sommes en plein pays « Incas ». Ici une civilisation disparue n’a laissé derrière que de lourdes et imposantes ruines. Les arbres n’hésitent pas à pousser de leurs fortes racines de lourds et ancestraux murets de pierre qui finiront, un jour, par s’effondrer. Nous arrivons au col de Gamel. Nous sommes encore dans la nuée mais déjà nous dominons la vallée toute baignée de brume.

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Du Col de Gamel au col de la Lène

La forêt a fait place maintenant à d’immenses prairies. La pente nous conduisant vers le col de la Lène est douce et régulière. Nous évoluons maintenant entre deux couches de nuages. Au fond de la vallée la brume tenace commence à s’évaporer en formant une multitude de nuages moutonneux blancs. Au dessus de nous, une couche nuageuse uniforme et opaque ne nous laisse que peu de chance de voir le ciel bleu. Nous avançons sur un beau et très humide chemin rectiligne vers le pla de Montcamp. Nous nous sentons de bonne humeur. Ce paysage nous plait !

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Du col de La lène vers le Pla de Montcamp

Au fur et à mesure de notre montée nous pénétrons dans la couche nuageuse supérieure. Nous voilà pris dans une purée de pois. Nous nous posons au point culminant de 1900 et restons là a profiter de la douceur du relief. Nous sommes baigné d’une atmosphère étrange. Tout est calme, il n’y a pas de vent et la brume nous enveloppe amoureusement. Parfois le soleil tout proche vient à réchauffer l’atmosphère. Nous restons là à attendre un hypothétique miracle. Nous attendons de longues minutes puis juste au moment où nous perdons espoir, il se produit enfin! Comme par magie, nous nous retrouvons affleure d’une mer de nuage qui nous laisse découvrir au loin les sommets environnants. Cet événement inespéré nous rempli de joie et de plaisir!

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Du Pla de Montcamp à la cabane de Courtal Marti

Du sommet nous redescendons vers la cabane de Courtal Marti où nous nous installerons pour faire une pause de plus de deux heures. La cabane est vraiment très petite et elle n’offre pas plus de deux places. Elle est cependant remplie de victuailles et autres boissons laissées là par Fabrice du gîte de Siguer qui compte sur l’honnêteté des randonneurs pour aller payer leurs consommations au petit gîte de Siguer ou au refuge de Rhule.

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 De la cabane de Courtal Marti à la jasse de Sirbal

Nous amorçons notre descente vers jasse de Sirbal. Le temps est de plus en plus gris, il fait lourd. Un troupeau de vaches placides nous attend en bas. Nous n’avons pas le temps de nous attarder. Le temps change rapidement et nous nous demandons quand l’orage va éclater. En face de nous un joli dénivelé de plus de 350 m nous attend!

 
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De la jasse de Sirbal au  col de Sirmont

La montée vers le col de Sirmont est interminable et très difficile. Bien qu’il n’y ait qu’un dénivelé de 350m seulement la rudesse du chemin qui monte droit dans la pente décuple la difficulté. Au col nous sommes accueillis par les premiers grondements de tonnerre. Comme par magie nous retrouvons nos jambes et nous ne nous posons pas une seule minute pour reposer nos organismes. Vite descendons!! Ah ben voilà la pluie maintenant !

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Du Col de Sirmont à la cabane des Clarans

Plus nous descendons et plus l’orage se fait présent. La pluie drue est aussi au rendez-vous. Equipés de nos ponchos nous dévalons la pente à vitesse grand v. Nous arrivons épuisés à la cabane de Clarens. Il pleut des cordes et l’orage fait rage! Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous nous approchons de la petite cabane espérant être les premiers. Heureusement personne ne se trouve à l’intérieur. Nous sommes trempe et harassés.  Nous nous posons là un moment en nous demandant si nous allons avoir encore la force de nous laver, faire le feu, manger…

 
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Nuit à la cabane des Clarans

Après avoir rempli une poche à eau dans le torrent le plus proche sous la pluie battante, nous ramenons à l’abri plus de 10 litres d’eau marron et froide qui nous permettent cependant de nous laver correctement. Le feu dans la cabane nous réchauffe et nous nous sentons beaucoup mieux. La nuit se présente au mieux. Nous nous couchons de bonne heure. Dehors il pleut à torrent et nous sommes content de pouvoir dormir ainsi à l’abri. Soudain de petits bruits suspects provenant de l’intérieur de la cabane nous laisse présager de la suite de la nuit. Et oui il faut bien se rendre à l’évidence, nous allons partager notre nuit avec nos amis les loirs!! Bonne idée, j’ai prévu les bouchons anti-bruits, Nico, non !!!

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Au petit matin

Le temps est encore plus mauvais que la veille, l’orage gronde et nous décidons de mettre un terme provisoire à notre aventure. Il faut faire preuve de prudence et de raison. Hors de question d’affronter des crêtes d’altitudes avec l’orage. C’est décidé nous reviendrons dans huit jours pour finir nos derniers 35 kilomètres nous conduisant à Mérens les vals. Nous rallions à pied le village des Cabannes situé à plus de 10 kms où nous prenons le train pour Foix où notre voiture nous attend.

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