GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.

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Présentation de la journée de trail

N’ayant pas pu, pour des raisons de météo défavorable, terminer notre périple une semaine auparavant, nous décidons d’avaler nos 28 derniers kilomètres en une journée seulement dans le cadre d’une rando-trail sportive.
L’esprit étant le suivant, parcourir la distance avec un équipement de course léger à savoir des chaussures de trail cramponnées et un sac de course léger avec poche à eau intégrée. Notre objectif étant de boucler ces 28 derniers kilomètres en moins de huit heures. La veille au soir nous avons déposé une voiture à Mérens les vals avant de rejoindre la cabane des Clarans, point de départ de cette dernière étape.

 

       

 De la cabane des Clarans à la Jasse d’Artaran
Samedi 15 Août 2009, nous quittons le parking proche du barrage de Riète où nous avons bivouaqué à coté de la voiture. Il fait un temps splendide. La journée s’annonce vraiment prometteuse et belle. La température est très agréable. Nous partons en direction de la cabane des Clarans où nous avons stoppé notre périple (pour cause de mauvais temps) la semaine précédente. Nous apprécions la légèreté de notre équipement, les montées nous semblent étonnements faciles comparées à nos progressions habituelles. La montée vers la Jasse d’Artaran très ombragée et assez pentue est avalée en moins de deux. Nous profitons à fond du paysage et ne regrettons pas notre décision d’abandon une semaine auparavant.

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De la Jasse d’Artaran au plateau de Beille

Sur la Jasse d’Artaran une petite cabane offrirait un abri idéal de bivouac si l’eau n’y manquait pas. De la Jasse au plateau de Beille nous progressons au pas de course. Nous gérons l’effort pour ne pas nous fatiguer, nous nous sentons léger et en accord parfait avec cette nature qui nous accompagne. Nos organismes bien préparés pour ce type d’effort réagissent bien, ils nous permettent de vivre ce que beaucoup de personnes ne pourraient supporter physiquement. Le plateau que nous traversons est en hiver une piste de ski de fond. Les sapins sont superbes et le panorama sur les sommets Ariégeois mérite le détour. Nous arrivons au plateau de Beille vers 8h30.

 

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Du plateau de beille au col de la Didorte

Le plateau de Beille est un plateau herbeux d’altitude aux formes douces et généreuses qui contraste avec la rudesse et le tranchant des sommets alentour. Jusqu’au col de la Didorte nous cheminons de sommets herbeux en sommets herbeux où de nombreuses vaches paissent tranquillement sans se soucier, comme nous, du temps qui passe. Le ciel bleu nous accompagne, il fait bon, nous nous sentons bien. Nous profitons du panorama. Ici les Pyrénées semblent différentes. Nous les découvrons sous un autre faciès.

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Du Col de la Didorte à la Crête des Isards

Sitôt franchis le col de la Didorte nous voici remontant rapidement vers sommet de la crête des Isards. Le chemin se fait de plus en plus rocailleux et nous prenons rapidement de l’altitude. Notre arrivée au sommet des crêtes ne nous permet pas de prendre la mesure de la beauté de l’endroit. Nous descendons le relief par des chemins très techniques mais sans risque de vertige. Il nous faudra attendre d’avoir traversé l’endroit et prit un peu de champ pour constater en nous retournant que nous venons de parcourir une très belle ligne de crête majestueuse et harmonieuse. Notre déception se trouve alors balayée d’un simple regard.

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De la crête des Isards au refuge de Ruhle

Toujours au pas de course, nous franchissons le col de Terre Nègre dominant le refuge de Ruhle. Nous rencontrons un groupe de randonneurs venu là en famille avec deux enfants. Nous profitons de l’occasion pour échanger nos expériences et ressentis de cette formidable montagne qui nous prend, nous enivre, nous fait souffrir, nous fait vivre…

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Au refuge de Ruhle

Nous arrivons vers 11h40 au Refuge de Ruhle. Nous sommes de suite frappés par la présence de nombreux drapeaux de prière tibétain qui flottent au vent à coté du refuge. Nous sommes transportés alors à l’autre bout du monde sur d’improbables hauteurs Népalaises. Moins de 4h30 après notre départ nous avons déjà parcouru 17 kilomètres pour un dénivelé de plus de 1600 mètres positifs. Il est temps de faire une pause à l’ombre du bâtiment. Nous décidons de nous poser une petite heure. Là haut, dans le ciel, quelques cumulus semblent vouloir prendre leur aise et éventuellement se prendre pour des nimbus.

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Du refuge de Ruhle aux Crêtes de la Lhasse

Nous voilà reparti en ce tout début d’après midi. Une portion très difficile car très rocheuse et pierreuse nous attend. Nous quittons le refuge un œil sur les rochers et l’autre sur le ciel. Nous croisons chemin faisant, un des guides du refuge qui nous indique qu’il y a une semaine, à cet endroit, il grêlait. Définitivement, nous ne regrettons pas notre abandon de la cabane des Clarans. Nous continuons notre lente progression vers la crête de la Lhasse culminant à plus de 2439 mètres. Nous sommes heureux mais aussi soulagés d’y arriver avant que l’orage ne pointe à nouveau le bout de son nez. Au loin déjà, il fait déjà rage vers l’est. Maintenant nous en sommes certain, il va encore frapper à notre porte. Une pause barre au point culminant et nous voilà reparti au pas de course dans la descente finale vers Mérens les Vals.

 

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Des crêtes de la Lhasse à Mérens les Vals

Nous dévorons la descente vers Mérens les Vals au pas de course. Un dénivelé négatif de plus de 1550 mètres finit de nos durcir les cuisses. Nous croisons de nombreux randonneurs progressant vers le sommet. Assurément ceux-là vont se prendre la saucée ! Au fur et à mesure de la descente, l’air se fait de plus en plus lourd. Maintenant nous en sommes certain il va pleuvoir et fort. Nous courons, bondissons sur les chemins de rochers en rochers. Un vrai plaisir ! La pluie commence à faire sont apparition alors que nous sommes dans la descente finale vers Mérens les Vals. Le temps de monter dans notre voiture que déjà la pluie lourde tombe en continue. Notre 5ème étape s’achève ainsi, chassés par l’orage. Décidément l’Ariège nous laissera un sentiment de dureté, et de pure nature sauvage. L’année prochaine nous serons à nouveau au rendez-vous pour notre étape ultime : celle nous conduisant à notre but final : la méditerranée.  

 

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