GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.

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Jour23

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Du Bivouac « labach » (km 125) à la cabane d’Uls (km 129)

Vendredi 8 août 2008, nous quittons notre lieu de bivouac à 7h15. Nous y avons passés une excellente nuit. Nous-nous dirigeons vers de col d’Auéran (2176 m). Le temps est très gris, il bruine. Nous décidons de nous équiper de nos ponchos. Nous suivons un long moment la route qui prend de la hauteur puis en prolongation nous pénétrons dans une forêt par un chemin assez pentu. Là, au détour d’un chemin nous trouvons un cèpe puis un autre et enfin un troisième. Nous sommes bien décidés à les cuisiner pour la pause du midi. Nous montons très lentement. Nous avons un dénivelé de plus de xxx m+. Depuis le départ de cette 4ème étape nous avons accumulés pas mal de fatigue. Le rythme imposé de plus de 20 kilomètres par jour commence à se faire ressentir au niveau de l’état général. Nous grimpons donc tranquillement en direction du col. Bientôt nous nous retrouvons dans la couche nuageuse. Cela se traduit pas un brouillard tenace qui nous empêche de voir à plus de 50m. Alors que nous sommes en plein milieu d’un troupeau de brebis, nous arrivons en vue de la cabane d’Uls.

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 A la cabane d’Uls (km 129)
Nous faisons une pause dans la cabane. Contrairement à ce que nous avait dit le restaurateur la veille, la porte n’est pas fermée à clef. La fine bruine et la fraîcheur matinale nous poussent à l’intérieur. Nous entrons, au milieu de l’unique pièce garnie de lit superposés où nous trouvons un livre ainsi qu’un petit sac. Il y a visiblement du monde dans les parages. Posé sur la table et coincé par une pierre un petit message d’un randonneur à l’attention d’un autre : « Je ne peux malheureusement pas t’attendre, je doit arriver à Eylie. Tu peux me contacter. Voici mon mail… ». Nous-nous attablons. La porte est entre ouverte. Dehors, sous la bruine, les brebis vont et viennent. Les fines gouttes pénètrent dans l’abri poussées par le vent. Notre pause barre terminée nous nous remettons en route. Il reste encore du chemin jusqu’à Eylie.
 

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De la cabane d’Uls (km  129) au col d’Auéran (km 132)

Nous quittons notre cabane carte en main. Il y a du brouillard, il ne faut pas se perdre. Nous cherchons un peu, consultons rapidement la boussole puis trouvons enfin le sentier. Au loin nous entendons les aboiements sourds de deux chiens. Surprise !! Deux patous à l’air patibulaire se dirigent vers nous. Nous savons que le patou est un chien de protection des troupeaux de brebis. Nous-nous rendons compte alors mais trop tard que nous sommes en plein milieu de la troupe. Nous restons sur nos gardes. Les molosses nous aboient dessus. Ils se rapprochent. Pas question de fuir, nous restons calme et avançons tout doucement. Nous sommes poliment mais fermement éconduit de la zone d’évolution du troupeau. Avant de disparaître le dernier molosse urine sur le chemin comme pour mieux marquer son territoire. Quelques secondes après nous croisons un randonneur qui vient en sens inverse. Nous le prévenons de rester clame. Une minute après nous entendons les molosses aboyer à nouveau ! le pauvre !! A l’approche du col nous sommes toujours dans la purée de pois. Soudain une petite trouée nous fait percevoir un coin de ciel bleu et un bout de soleil. Vite la photo! Il n’y en aura qu’une!

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Du col d’Auéran au refuge d’Araing (refuge jacques Husson)

Les yeux rivets sur nos pieds, nous avançons résignés dans le brouillard. Il n’y a pas de vue et ça mouille. Nous arrivons par une forte descente au refuge d’Araing situé un peu au dessus du lac de barrage du même nom. Le bâtiment est de forme cubique. Nous y sommes accueilli gentiment et nous y consommons un bon chocolat chaud. Nous discutons avec un autre randonneur, qui parti avec son chien compte arriver jusqu’à Banyuls dans une quinzaine de jours.

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Du refuge d’Araing à la cabane de l’étang

Sous le barrage d’Araing se trouve la cabane de l’étang où nous nous arrêtons pour y déguster nos cèpes. L’endroit est très propre. Nous cuisinons nos champignons mélangés avec du jambon de pays. Un vrai délice ! Nous sommes rejoint par un randonneur et un pêcheur. Nous déjeunons ensemble dans le calme. Nous échangeons des histoires de randonneurs et de pêcheur!

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De la cabane de l’Etang aux mines de Bentaillou

A nouveau dans la purée de pois nous poursuivons notre chemin! Passé la serre d’Araing (col) nous entamons la descente vers les mines de Bentaillou. Ces mines ont été exploitées de 1849 à 1950. Ce sont d’anciennes mines de plomb argentifère. L’endroit y est relativement sinistre. Des carcasses métalliques jonchent le sol ou pendent dans le vide. La rouille règne en maître. D’immenses trous dans la montagne sont encore visibles. Nous pénétrons dans l’un deux. L’endroit est curieux. Nous constatons que, malgré tout, la nature reprend ses droits. Tous ceci aura presque disparu dans quelques centaines d’années.

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Des mines de Bentaillou à Eylie d’en Haut

Grosse plongée sur Eylie! Plus de 900 mètres de dénivelé négatif à encaisser. Surtout faire attention. Nous sentons la fin de cette quatrième étape arriver. Chemin faisant, nous tombons sur de magnifiques plants de myrtilles. Hors de question de passer à coté. Grain par grain nous faisons provision. Au bout de 30 ou 40 minutes de cueillette nous reprenons une dernière fois nos efforts. Nous arrivons à Eylie d’en haut, terme de notre quatrième étape. Nous sommes fourbus mais heureux et satisfait. Vivement l’année prochaine pour retrouver notre chemin tant aimé.  

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