GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.

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De Mantet au Col de Mantet

Mardi 3 août 2010, nous nous réveillons avant que le jour ne pointe le bout de son nez. Inlassablement, les mêmes taches, démontage de la tente, petit déjeuner. L’ambiance est pesante, la fatigue accumulée, le stress, le mal de pied nous font perdre le sens de l’humour. Il est tant de partir de cet endroit pour rejoindre de nouveaux horizons ! Nous quittons notre bivouac à 6h10 et grimpons vers le ravissant petit village de Mantet qui à cette heure matinale, n’est pas encore éveillé. Sitôt franchi le village, nous nous attaquons au col de Mantet et ses 200 mètres de dénivelés. Idéal pour une bonne mise en jambe.

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Du col de Mantet à Py

Nous découvrons à notre arrivée au col de Mantet, sur l’horizon Est, le majestueux Canigou qui trône en maître absolu sur les Pyrénées orientales. Nous sommes impressionnés devant une telle force et majesté. Le soleil n’est pas encore sorti des entrailles de la bête. Nous sommes heureux, nous savons que ce jour sera celui où les deux « compères » affronteront le géant. La descente vers le village de Py n’est pas particulièrement remarquable. Nous avons, toutefois la chance de la faire à l’ombre de la forêt mais aussi la malchance de suivre une trop longue route goudronnée. Nous hâtons le pas car la météo annonce des possibilités d’orages sur les massifs montagneux en fin d’après midi.  La nuit dernière nous a servi de leçon! C’est décidé, la nuit prochaine nous dormirons à la cabane de Bonne-Aygue.

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De Py au col de Jou

Nous atteignons notre point le plus bas depuis quatre jours, 939m. le petit village de Py est plus grand que nous le pensions. Mais même à 8h00 du matin, il n’y a pas âme qui vive. Pas un commerce ouvert. Nous passons notre chemin.
La montée vers le col de Jou est plutôt agréable et variée. Nous alternons chemins forestiers, éboulis, balcons rocheux… Nous arrivons dans les temps au col. Nous constatons avec plaisir que le temps est plutôt stable, pourtant, nous ne nous faisons pas d’illusion et savons qu’une dégradation orageuse risque encore de nous gâcher la soirée ! Peu importe nous avançons.

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Du col de Jou au Refuge de Mariailles

La très longue montée vers Le gîte étape de Mariailles est une des plus belles et originale montée que le gr10 suit. Il emprunte le plus souvent un chemin qui longe un fossé de captation d’eau.  L’impression de fraîcheur est très agréable par temps chaud et humide comme aujourd’hui. Nous arrivons au refuge après 5h30 d’efforts soutenus depuis Mantet. Nous avions initialement prévu de rester près du refuge mais force est de constater que les conditions météo ne se sont pas dégradées. Il y a bien à l’horizon des cellules orageuses mais elles sont localisées et ne semblent pas prendre notre chemin. Nous décidons donc de continuer et pousser jusqu’au refuge de Bonne-Aygue. Le pari est risqué car il nous reste encore xx heures de marche pour rallier le refuge et nous n’aurons aucune possibilité de retour en arrière ni solution de secours en cas d’orage.

 
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Du refuge de Mariailles au Col de Segalès

Il est 13h00 lorsque nous nous engageons vers Bonne-Aygue. Nous avons pris une décision qui si les conditions météos se dégradent, vont nous faire regretter cette fin de journée. Nous calculons qu’il nous faut encore 5h00 à 6h00 de tranquillité, le temps de parcourir les xx kilomètres restants. Nous marchons rapidement sur le magnifique chemin montant vers le sommet du majestueux pic. Sous bois, résineux, paysages féeriques, senteurs. . . Nous en prenons plein les yeux et les narines, nous en profitons!

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Du Col de Segalès au Col de la Jasse d’en Vernet

Au bout de 1h30, nous parvenons au col de Segalès. Sur le massif montagneux sud, de gros et menaçants cumulonimbus grimpent parfois très haut. Nous nous demandons si notre journée ne va pas tourner à la galère. Le chemin menant vers la cabane de bonne-Aygue est un chemin à flanc de montagne, qui épouse les courbes de niveau. Par endroit, la vue y est plongeante et parfois vertigineuse. Nous parcourrons, ici, une des plus belle portion de gr de notre traversée. Au fil du temps, de notre vitesse et de notre progression nous sentons la pression redescendre. Les dieux de la montagne sont avec nous. Les gros nuages menaçants venus du sud se sont disloqués. Il n’y aura pas d’orage ici, ce soir.

 
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Du col de la Jasse d’en Vernet à la cabane de Bonne-Aygue

Cette portion est particulièrement désagréable et d’une longueur effrayante. Notre perception de la difficulté est bien évidemment altérée par le fait que nous sommes très fatigués autant physiquement que moralement. A notre arrivée au refuge nous sommes soulagés, nous faisons connaissance avec un grd’ist se prénommant Gabriel. Il est parti 45 jours auparavant de Hendaye. Nous l’avions croisé quelques jours auparavant sur le chemin. Malheureusement Gabriel décide ce soir là d’arrêter son périple. Il n’en peut plus psychologiquement et a une douleur persistante au niveau d’un pied. Nous restons impressionnés par son aventure. Nous aussi, nous aurions aimé pouvoir faire cette longue traversée en une seule étape.

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Au refuge de Bonne-Aygue

Ce soir personne d’autre que nous n’est venu dormir dans le refuge. Nous profiterons donc pleinement de l’endroit. Au programme, super Apéro à 1700m d’altitude avec vue plongeante sur Vernet-les-Bains, un panorama extraordinaire et un coucher de soleil superbe. Une des plus belles nuits en cabane depuis le début de l’aventure.

 
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