GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.

11988588_877403675670739_7497790717086338760_n Le balisage blanc et rouge du GR10
En France, le balisage blanc et rouge des sentiers de grande randonnée permettant de guider le randonneur existe depuis plus de 70 ans (1947). Il est extrêmement simple dans sa forme et c'est justement cette simplicité qui fait sa force mais aussi sa faiblesse. Ce dossier vous permettra de le découvrir ou le redécouvrir avec un regard nouveau.

(l'ensemble des photos présentes sur cette page ont été prises par Xavier Rumiano que nous remercions chaleureusement).
marquage rouge et blanc Histoire de la marque blanche et rouge Bien avant la création en 1947 du Comité National des Sentiers de Grande Randonnée puis de son descendant la FFRandonée, un homme, Jean Loiseau avait défini presque totalement la forme actuelle du balisage blanc et rouge. Il s'était inspiré du marquage rouge des forestiers qu'il a renforcé au niveau du contraste en y accolant un trait identique blanc. Son objectif était de permettre de le rendre plus visible à la tombée de la nuit.
11951798_877403639004076_972463349885048060_n Avantage du marquage blanc et rouge De par sa simplicité de taille et de forme, il peut être facilement apposé sur n'importe quel support (bois, béton, roche, etc...). Qu'il soit positionné à hauteur de regard ou au sol, sa taille invariable et ses couleurs contrastées sont parfaitement repérables et identifiables par l'œil du randonneur pré-conditionné par ses deux caractéristiques importantes. Il n'y aurait rien de plus déstabilisant qu'un marquage dont les proportions varieraient en permanence.
11891544_877403592337414_4185518379591129662_o 11895242_877403359004104_4917311162412022588_o Inconvénient du marquage blanc et rouge La plus grande critique que l'on puisse faire au balisage est qu'il n'y a aucune règle précise quant au positionnement relatif des balises les unes par rapport aux autres. Chaque baliseur bénévole reçoit une formation de la part de la FFRandonnée dans l’optique d’apprendre les techniques du balisage et notamment l’emplacement et la fréquence d’apposition des balises. Sur le GR10, la distance entre les balises est laissée à l'appréciation des baliseurs qui utilisent à juste titre leurs propres expériences et leurs connaissances du terrain pour savoir où les placer le plus judicieusement possible. Ainsi par beau temps, certaines portions du GR10 donneront l’impression d’avoir été sur-balisées mais ces mêmes portions parcourues par temps de brouillard justifieront la densité de balisage choisie.
11952021_877403579004082_4491752307491663673_n En conclusion Le balisage n’est pas un « art » simple, il reste humain dans sa forme et là est l’essentiel. Jean Loiseau qui dans les années 30-40 fut « l’architecte », le « penseur » et le « visionnaire » des sentiers de grandes randonnées défendait cette vision humaine de la marche. La force et la faiblesse du balisage actuel rendent justement et heureusement ce mode d’orientation très humain.
11053699_877403439004096_7373027258255936162_o 11942102_877403652337408_8644803580359565181_o 11217159_877405855670521_8947963182418734117_n Question fréquente : Est-il possible de réaliser la grande traversée des Pyrénées par le GR10 en ne se fiant uniquement qu'au balisage blanc et rouge? En théorie, il est tout à fait possible de ne pouvoir s'orienter qu'à partir de leur seule observation mais en pratique, c'est totalement impossible ! En effet, même si le marquage est parfaitement codifié sur le plan visuel, l'absence de règle précise quant à leur positionnement relatif (que nous venons d'évoquer plus haut), les spécificités du terrain et la possibilité d'un positionnement au sol comme à hauteur de regard augmentent le risque de passer à côté d'une marque. Ceci est aggravé par l'état de fatigue du randonneur qui influera sur sa vigilance. Choisir de ne compter que sur l'observation des marques blanches et rouges pour progresser, c'est choisir de vivre l'aventure absolue avec un grand "A" ! Au mieux, le randonneur se perdra en pleine nature et tournera en rond pendant de très longues minutes (voir pendant de longues heures) avant de retrouver le droit chemin, au pire, la perte du chemin sans autre moyen de localisation pourra engendrer sa vraie mise en danger personnelle. En ce qui nous concerne, nous déconseillons fortement au futur GRdiste de partir sans aucun moyen d'orientation autre que le marquage sur le terrain.

Dans la continuité de nos propos, nous vous conseillons la lecture des Topo-guides du GR10 de la FFRandonnée.