GR10.fr - La grande traversée des Pyrénées

La grande aventure de la traversée des Pyrénées via le gr10, vous en aviez rêvé? Alors, faites-le! Ce site vous aidera à préparer votre itinéraire, matériel et alimentation. Il contient également le récit complet des 41 jours de marche de Eric et Nicolas.


LES DOSSIERS DE PREPARATION DU GR10


Les dossiers de préparation figurants sur cette page ont pour but de vous permettre de répondre au mieux à l'ensemble des questions que vous vous posez dans le cadre de votre préparation à La grande traversée des Pyrénées par le GR10.

Si vous ne trouvez pas de réponse à certaines de vos interrogations, n'hésitez-pas à nous contacter à contact@gr10.fr, nous mettrons tout en oeuvre pour vous répondre.


Tous les dossiers de préparation


Les dossiers relatifs à la SECURITE et/ou aux DANGERS


 

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Le sens de la Traversée de l'Est vers l'Ouest ou de l'Ouest vers l'Est?

La grande question et la première qui se pose à tous ceux qui désirent se lancer dans la grande traversée est indiscutablement la suivante, dans quel sens vais-je traverser les Pyrénées? et plus généralement, y a-t-il un sens privilégié pour effectuer le GR10?

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Le temps de la traversée Combien de jours pour la réaliser?

Tous ceux et toutes celles qui envisagent de réaliser cette grande traversée se poseront immanquablement la question essentielle suivante : Combien de temps vais-je mettre pour réaliser cette aventure incroyable de 900km de sentier avec 55000m+ et 55000m-?

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Le budget de la traversée

Cette page de préparation à pour but de vous donner une idée du budget qu'il vous faudra prévoir pour une traversée de 50 jours sans tenir compte des déplacements pour se rendre au point de départ et d'arrivée de votre périple.

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Le balisage rouge et blanc du GR10

En France, le marquage rouge et blanc des sentiers de grande randonnée permettant de guider le randonneur existe depuis plus de 50 ans (1947). Il est extrêmement simple dans sa forme et c'est justement cette simplicité qui fait sa force mais aussi sa faiblesse. Ce dossier vous permettra de le découvrir ou le redécouvrir justement sous un regard nouveau.

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Températures moyennes ressenties sur le GR10 (fonctions du secteur géographique, de l'altitude et du mois)

Ce dossier vous permettra donc de vous faire une idée générale des températures moyennes que vous allez rencontrer. Il vous permettra par exemple de prendre conscience de l'impact au niveau de la température du choix d'un bivouac en fond de vallée ou en altitude.

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Périodes d'ouverture des hébergements du GR10 en fonction du mois et du secteur concerné

Sur le GR10, tous les hébergements ne sont pas ouverts en permanence toute l'année. En fonction de leur type et de leur positionnement, leur ouverture ne sera que saisonnière. C'est un paramètre important à prendre en compte si vous souhaitez ne pas prendre de matériel de bivouac et donc loger uniquement dans des structures d'accueil en "dur".

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Les hébergements gardés du GR10 (Services, spécificités et tarifs moyens constatés)

Sur le GR10 il existe différents types d'hébergements ayant des spécificités et des caractéristiques particulières. Selon que vous choisissiez un gîte d'étape, un refuge, un hôtel ou un camping, vous n'aurez pas le même type d'accueil, le même service et le même tarif. Il y a de nombreuses raisons à cela et nous allons tenter de vous les exposer.

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Réserver ou ne pas réserver son hébergement sur le GR10? Là est la question...

Vous êtes nombreux et nombreuses à vous poser la question. Faut-il ou ne faut-il pas réserver son gîte, refuge, camping ou auberge lorsque l'on est en mode gr'diste? Afin de vous faire une idée "précise" sur le sujet, nous vous proposons un florilège de réponses diverses et variées données directement par les hébergeurs que nous remercions pour cette participation active.

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Le bivouac en montagne sur le gr10

Le bivouac en moyenne montagne (jusqu'à 2500m d'altitude) n'est pas une activité récente. En 1937, le club Alpin Français a édité le premier manuel technique de Camping et de bivouac en montagne. Force est de constater que rien n'a changé à ce jour et je vous invite à prendre connaisance des propos de Raymond Gacher initiateur du projet (voir extrait ci-joint) qui collent parfaitement avec la réalité de notre temps.

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La réglementation du Parc National des Pyrénées

Le GR10 traverse de part en part le Parc National des Pyrénées (et réserve naturelle du Néouvielle) entre Etsaut et Gabas (massif du pic du midi de l'Ossau), entre le Col d'Ilhéou et Gavarnie (massif du Vignemal) et enfin entre le col de Madamète et le lac de l'Oule (pour la réserve naturelle du Néouvielle)

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Le GR10 avec un chien, possible ou pas?

Le GR10 dans son intégralité représente 360h de marche pour 50.000 de dénivelé positif et négatif. Le chien sera confronté à différents types de chemins tels que : terre, pierriers, roche, boue, herbe, etc... Il est capital de bien le préparer et bien vous préparer à cette aventure. Ce dossier vous donnera certaines réponses et éclairages utiles.

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Le danger des névés de printemps et/ou d'été

Le névé de "rencontre" est une cause d'accident des plus fréquentes. Partis pour randonner sur sentier on se retrouve devant un névé pentu qui nous barre la route sur quelques mètres. (C'est souvent le cas au printemps). La décision de passer ou de rebrousser chemin doit être prise en toute connaissance de cause.

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Le Patou des Pyrénées, pastor en occitan

Le patou des Pyrénées est un chien de protection des troupeaux. Il ne fait aucun doute que vous croiserez son chemin tôt ou tard. Il est indispensable de mieux le connaitre afin que cette rencontre se passe bien et ne se transforme pas en grand moment de stress.

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Orages, "Les semeurs de peur"

Les orages en montagne sont responsables d'un certain nombre d'accidents et pas tous liés à la foudre. Cet évènement climatique est un risque majeur encouru par le randonneur. Il doit donc être pris avec avec le plus grand sérieux.

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Gestion de sa température corporelle (Régulation par le système des 3 couches)

En montagne et particulièrement sur le gr10, le randonneur sera constament exposé à un grand nombre de cas de figures climatiques combiné à son état d'activité ou de repos. Il devra donc être en mesure de conserver son confort thermique dans n'importe quelles situations.

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La trousse de secours et/ou de soin

Glissée dans le sac à dos, la trousse de secours est là pour faire face aux petits pépins du quotidien de la marche ou attendre les secours en cas de blessure sérieuse.

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Répartition des pharmacies sur le GR10

Lors de votre préparation à la grande traversée des Pyrénées par le GR10, il y aura lieu d'être prévoyants quant à la localisation des pharmacies qui pourra se révéler être bien utile afin de poursuivre l'aventure dans de bonnes conditions. Même en étant bien prévoyant, qui n'a jamais eu besoin de bande de strap, de comprimé pour les douleurs, etc, etc...

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Les Topo-guides du GR®10 (les réserver et les commander)

Les 4 topo-guides de la collection GR®, édités par la Fédération Française de Randonnée couvrant le GR10 dans son intégralité, vous permettront de préparer au mieux votre grande aventure.

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Comprendre Les courbes de niveau

Indispensable pour la lecture d'une carte et l'orientation, la compréhension des courbes de niveau est un passage obligé avant de se lancer à l'assaut des montagnes.

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Les cartes IGN du GR10 au 1/25.000ème

Cette page vous permettra de connaître les références des 19 cartes IGN couvrant l'ensemble du GR10. Ces cartes sont relativements chers et assez lourdes à transporter. Cependant, elles offrent un incroyable avantage au niveau de leur précision et de leur fiabilité en terme d'autonomie puisqu'elles ne consomment absolument aucune énergie et ne risque pas de vous lâcher en cours de chemin.

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Savoir orienter une carte grâce à une boussole

Parlons simplement et venons-en à l'essentiel. Si vous ne savez pas utiliser une boussole, le simple fait d'en posséder une n'est pas un gage de sécurité. Ce qui est important c'est de pouvoir rapidement localiser sa position et son sens de progression sur le terrain, afin de savoir si le chemin sur lequel vous vous trouvez est le bon ou pas.

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L'utilisation des bâtons de randonnée

Ce dossier vous permettra de comprendre l'importance de l'utilisation des bâtons de marche.

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Chariot de portage sur le GR10?

Ce chariot ingénieux composé d'un harnais permet de reporter la quasi-totalité du poids d'un sac à dos de 20kg directement sur la roue ar. Il est normalement conçu pour pouvoir dans le cas de passages difficiles enfiler directement le sac sans l'enlever de son chariot ni démonter l'ensemble.

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Le pastoralisme et le métier de pâtre (berger)

Ce dossier a pour objectif de vous faire découvrir le monde du pastoralisme et en particulier le métier de pâtre (berger). Pourquoi trouve-t-on autant de brebis, de vaches et de chevaux aux beaux-jours en montagne?... Tout simplement pour la nourriture. Du printemps à l'automne, la montagne offre de formidables gardes-manger pour tous ces animaux.

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Le Border Collie (chien de berger)

Omniprésent dans le monde du pastoralisme Pyrénéen, vous le rencontrerez à coups sûr au détour d'un chemin. C'est un chien très sympa et d'une rare intéligence. Il ne vous posera aucun problème. Avec un peu de chance, vous le verrez travailler en compagnie de son berger.

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La punaise de lit, "Sale petite vorace"

Ce dossier vous permettra d'en savoir plus sur cette bestiole traquée autant par les hébergeurs que par les randonneurs. Il y a heureusement des moyens de lutte et de prépvention.

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Les taons, "Etres éminemment détestables"

"Ce petit exposé sur les taons est un court résumé des articles parus sur le site de l'association OPIE. Une chose est sûre, vous les détesterez!

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Les Tiques, "tiens! c'est quoi ce petit truc noir accroché à ma jambe?"

Le risque le plus fréquent associé aux tiques reste la maladie de Lyme, causé par des germes d'origine bactérienne, inoculés lors de la morsure. On recense environ 5.500 cas par an, pouvant entraîner des érythèmes, des courbatures, des affections des articulations, voire une paralysie.

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Les myrtilles

Les myrtilles sont des fruits. Ce sont de petites baies de couleur bleu-violacé à la saveur douce et légèrement sucrée. Les myrtilles poussent sur le myrtillier. Au sens botanique, les myrtilles appartiennent au groupe des airelles. "Sur le gr10, on trouve généralement les pieds de myrtilles au dessus de 1500m dans de vastes champs de myrtillers dont la hauteur des pieds ne dépasse pas la mi-cuisse"

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Le Gypaète Barbu, le casseur d'os

Le gypaète barbu est le plus grand vautour de la faune européenne (3m d'envergure). Les 3/4 de la nourriture du gypaète sont constitués d'os et de ligaments. Cette ressource alimentaire peut paraître peu nourrissante à première vue, néanmoins elle contient autant d'éléments énergétiques que la viande. De plus, elle possède l'avantage de n'être contestée par aucun autre animal.

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Grand solitaire Pyrénéen : l'ours

TV IZARD - Esprit des Pyrénées nous propose un excellent reportage sur l'Ours dans les Pyrénées. Vous suivrez un agent de l'ONCF dans les Pyrénées Ariégeoises. Ce reportage vous montrera les méthodes de travail du suivi de l'ours. Nous vous invitons à le regarder si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet. Pour le reste et si vous n'avez pas le temps de le faire, voici, tiré de ce reportage quelques informations utiles dans le cadre de votre préparation.

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La chasse dans les Pyrénées, conduite à tenir

De manière générale, si vous voyez un chasseur en montagne, il s'agira d'un passionné de grands espaces, n`hésitez pas à engager la discussion, il pourra vous donner des renseignements utiles, un peu de courtoisie et de politesses font beaucoup de choses. Enfin, les chasseurs partagent les mêmes valeurs que les passionnés de randonnée dans le même espace naturel, à des périodes un peu différentes, mais avec en plus la passion de la cynégétique ou l'art de la chasse.

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Les balises de détresse dites (PLB)

Si vous décidez de vous lancer seul(e) dans la grande aventure de la traversée des Pyrénées, il existe une solution vous permettant d'assurer votre sécurité en cas de problème grave : la balise de détresse PLB. En cas de détresse et après déclenchement de celle-ci, la balise émet un signal numérique qui permet de vous identifier, de vous positionner précisément par satellite sur 406 MHz (5 W). Elle émettra de plus un signal radio de ralliement (homing) sur 121,5 MHz qui permetra aux sauveteurs d'être guidé jusqu’à votre emplacement et ce même sans visibilité (radiogoniométrie).

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L'Ortie

Les orties (Urtica) sont un genre de la famille des Urticacées qui regroupe une trentaine d'espèces de plantes herbacées à feuilles velues. On en trouve 11 en Europe dont 5 en France.

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Dossiers futurs :
Sac à dos : comment le remplir, organiser le contenu, l’enfiler, le régler et le porter ;
Équipement : savoir l’utiliser, connaître ses limites et son domaine d’utilisation.
Techniques
Respirer, gérer l’allure ;
Pas, foulées, appuis ;
Franchir, contourner un obstacle ;
Franchir les montées et descentes ;
Franchir des gués ;
Limiter l’impact environnemental ;
Installation de l’abri – bâche (tarp), tente, etc.
Utiliser un réchaud – précautions ;
Savoir allumer un feu – précautions ;
Cuisine – comment limiter l’impact ;
Purification de l’eau ;
Règles d’hygiène.
Respect de la nature
Gestion de la nourriture et des déchets ;
Vaisselle et toilette corporelle ;
Feu – Précautions.
Soin des pieds – ampoules ;
Hypo- et hyperthermies ;
Se nourrir et s’hydrater correctement ;
Prévenir la fatigue et les blessures.
Sécurité et urgences
Évaluation et gestion des risques ;
Risques environnementaux ;
Risques liés à l’équipement ;
Risques liés aux personnes ;
Situations à risque.
Danger du gispet http://www.ladepeche.fr/article/2000/06/29/79530-le-chasseur-avait-glisse-sur-le-gispet.html
Danger de la brume
Danger de l'égarement (conduite à tenir)
Danger du soleil (coups de soleil)
Danger de la déshydratation
La faune : Les loirs
La faune : Les vaches
La faune : Les chevaux
La faune : Les ovins
Les points de replis en cas de mauvaise météo


INTRODUCTIONLe secret d’une bonne préparation réside dans le degré de définition et de réalisme de votre projet de randonnée. Pour être efficace, votre préparation doit pouvoir s’asseoir sur des bases stables et solides, autrement dit sur un plan, cohérent et réaliste.La randonnée pédestre bénéficie d’une image d’activité saine, bienfaisante, relaxante et proche de la nature. Mais sous ses dehors inoffensifs, la randonnée pédestre est une activité particulièrement accidentogène. Contrairement aux idées reçues la randonnée n’est pas une activité anodine. Une randonnée ne doit jamais être considérée d’avance comme sûre. Elle ne pourra l’être réellement que si elle a été correctement préparée.Une bonne préparation se doit d’aborder tous les aspects de la randonnée. Or beaucoup de randonneurs ne savent pas exactement dans quoi ils s’engagent. Leur projet manque de définition, il n’est pas assez précis, trop flou, trop vague. Si bien que leur préparation est au mieux lacunaire, au pire complètement bancale.Nous connaissons tous ou avons tous croisé un jour ce type de randonneur : celui qui part en randonnée sans prévoir de quoi faire face à un éventuel changement de temps, celui qui découvre l’itinéraire et la réalité de la randonnée – difficulté, distance, etc. – au fil du chemin ou encore celui ou celle qui découvre seulement une fois arrivé à la porte que le refuge espéré est fermé en cette saison…Pire encore, nombreux sont ceux qui non seulement sous-estiment leur projet mais encore surestiment leurs capacités. Un projet clairement défini ne suffit pas pour asseoir une bonne préparation, encore faut-il s’assurer que ce projet est à votre portée.Préparer une randonnée à partir d’un projet mal défini et irréaliste revient à bâtir un édifice sur des sables mouvants. Il est donc primordial d’asseoir la préparation sur une base stable et solide.Il vous faudra donc dans un premier temps transformer votre projet en un plan clair, exhaustif et cohérent. Pour ce faire je vous propose d’analyser et de définir précisément votre projet de randonnée en le passant au crible de 6 questions-clés.Cette étape a pour but de définir précisément votre projet et de donner corps à votre plan: c’est l’assise de votre préparation. Mais avant de pouvoir entamer cette dernière, encore vous faut-il éprouver la solidité de votre plan en l’analysant à la lumière de vos capacités. En effet, celui-ci aura beau être clair, exhaustif et cohérent, la question capitale demeure : En êtes-vous capable ? ——————————————————————————————————————————————-
Les 6 questions-clés
Qui participera au trek ?
Quels seront le niveau et les limites de votre trek ?
Dans quelle zone géographique se déroulera votre trek ?
Quand allez-vous partir sur le gr10?
Comment ?
Pourquoi ?
En êtes-vous capable ?
Condition Physique
Compétences & Connaissances
Les fondamentaux de la randonnée (encart)
Mental——————————————————————————————————————————————-
Sortir quelques heures en forêt pour se ressourcer. Passer un week-end à la montagne entre amis. Partir cinq jours avec bivouac sur le GR 5 pour oublier le stress du bureau. Réaliser un défi personnel en traversant seul et en autonomie totale la Haute Route Pyrénéenne. Ou encore fouler la mythique route de la Soie pendant neuf mois.
Quel que soit votre projet de randonnée, vous devez être en mesure de le définir dans ses moindres détails afin de ne laisser aucune place au hasard lors de la préparation.
Pour ce faire il vous faut analyser minutieusement chaque aspect de votre projet. Et pour être sûr de ne pas en oublier, il suffit de procéder avec méthode en sachant poser les bonnes questions.
Les bonnes questions sont celles qui vous fourniront les clés permettant d’accéder aux informations indispensables à une bonne préparation. Elles doivent être en mesure de vous renseigner précisément sur les personnes qui vous accompagnent, la nature de la randonnée, la réalité du terrain, l’influence des dates choisies ou encore les difficultés à prévoir. Mais aussi sur vos attentes, vos envies et vos objectifs.
Comme vous pouvez le deviner, de bonnes questions sont autant d’outils pratiques pour transformer votre projet en un plan exhaustif et concret. D’où l’intérêt d’user d’outils efficients.

1/ Qui participera au trek ?
La première réponse qui devrait vous venir à l’esprit est « MOI ! ». Bien sûr, après tout vous êtes la première personne concernée par cette question ;)
Mais « MOI » n’est pas une réponse suffisante, il va falloir l’étoffer un peu :1a - Randonnerez-vous en groupe ou en solitaire ?
(si groupe : oui alors passer à la question suivante sinon allez à la question 1f)
1b - Quelle sera la taille du groupe ?
1c - Connaissez-vous les personnes qui composeront ce groupe ?
1d - Avez-vous déjà randonné avec elles ?
1e - Qui assumera la responsabilité du groupe ?

(questions 1f à 1m à établir pour chacun des participants)1f - Êtes-vous un homme ou une femme ? 
1g - Quel âge avez-vous ?
1h - Quelle est votre condition physique ?
(très bonne : 3 séances de sport par semaine dont deux d'activité cardio-vasculaire / bonne : sportif régulier 2 séances de sport par semaine dont une cardio-vasculaire / moyenne : 1 séance de sport par semaine / passable : séance de sport occasionnelle non régulière / mauvaise : pas d'activité sportive)
1i - Quel est votre niveau de forme général ?
(très bon : jamais malade, toujours la forme, jamais de courbature quelque soit l'activité pratiquée, infatiguable / bon : rarement malade, toujours la forme et prêt à l'action  / moyen : parfois malade, pas toujours la "pêche" mais volontaire / passable : parfois malade, pas toujours "l'envie", fatiguable / mauvaise : souvent malade, vite essouflé et très fatiguable)
1j - Quelle est votre expérience en matière de randonnée ?
(expert : plusieurs long treks en montagne avec bonne expérience du bivouac / intermédiaire : de nombreuses randonnées en montagne à la journée ou sur deux ou trois jours / débutant : peu de randonnées / novice : aucune expérience de la randonnée en montagne)
1k - Avez-vous des problèmes de santé connus, des phobies, etc. ?
1l - Si vous faite partie d'un groupe, serez-vous l’instigateur de ce trek ou un simple participant ?
1m - Serez-vous chargé de la préparation, ou du moins aurez-vous la possibilité de participer et d’intervenir dans le processus ?Quel que soit votre degré d’implication vous devriez normalement être en mesure de répondre à l’ensemble de ces questions. Elles ont pour but de vous aider à appréhender la dynamique – ou comportement – du groupe auquel vous allez prendre part : types de rapports, cadre, degré d’implication des membres, etc. Pour ce faire l’idéal serait que vous puissiez également soulever la question des envies et motivations des autres participants :- Quels sont les attentes, les envies et les objectifs de chacun ?
- Y a-t-il des divergences ?

Ainsi vous disposeriez d’informations précieuses pour pouvoir anticiper une partie des compromis à prévoir, les éventuels problèmes d’ambiance ou autres points de friction.
Dans l’hypothèse où vous serez en charge de la préparation vous devrez – en plus de tout le reste – prendre le temps de connaître chaque participant. Tout comme vous l’avez fait pour vous, vous devrez être en mesure de dresser une fiche descriptive de chacune de ces personnes : âge, condition physique, niveau d’expérience ou éventuels problèmes de santé. Pour ce faire il vous suffit de suivre la même démarche que précédemment, à la seule différence que vous devrez également l’étendre au groupe :
- Quelles sont les moyennes d’âge, de condition physique et de compétences du groupe ?
- Quel est le niveau général du groupe ?
2/ Quels seront le niveau et les limites de votre trek ?
Ce qui appelle des réponses comme : « gr10 complet de Hendaye à Banyuls», « 15 jours sur le gr10», « 7 jours sur le gr10 » etc...
La question "Quels seront le niveau et les limites de votre trek ?" a pour but de vous éclairer entre autres sur la difficulté globale du trek choisi. Vous comprendrez aisément que l’on n’aborde pas de la même façon la préparation du gr10 complet et celle d'une portion de gr10 sur quelques jours. De même que la préparation sera différente suivant qu’il s’agit d’un trek en autonomie complète et d'un trek en demi-pension de gîte en gîte.
Histoire de vérifier que vous avez une idée claire de votre randonnée, commencez donc par vous poser ces quelques questions :
2a - Quelle sera la durée de votre trek ?
(Quelques heures, quelques jours, quelques semaines ou plusieurs mois)

2b - Quel sera le niveau de difficulté ?
(hard : forts dénivelés enchainés quotidiennement sur plusieures semaines/ très difficile : forts dénivelés enchainés quotidiennement sur 7 à 15 jours /  difficile : forts dénivelés quotidients sur 5 à 6 jours / moyen : dénivelés moyens ponctués de périodes de récupération sur 7 à 15 jours / facile : dénivelés moyens ponctués de périodes de récupération sur 5 à 6 jours)
3/ Dans quelles zones géographiques se déroulera votre trek ?
La question des difficultés, notamment celles concernant la nature du terrain et l’itinéraire, amènent logiquement à se poser la question du « Où ? ». Où va se dérouler la randonnée, dans quelles zones ? Ou encore :
3a - Est-ce que vous avez une idée de l’endroit où vous allez mettre les pieds ? 
(oui / non)
La réponse à cette question vous sera utile non seulement pour cerner une partie des difficultés, mais également pour aborder les questions de logistique : ravitaillement, solutions de repli ou encore accès aux soins en cas d’accident. 
Prenez donc le temps de vous poser les questions suivantes :
3b - Dans quelle zone géographique se déroulera le trek ?
(gr10 occidentale / gr10 central / gr10 Ariégeois / gr10 oriental)
3c - Connaissez-vous la nature du terrain rencontré ?
(oui / non)
3d - Connaissez-vous les distances auxquelles vous serez de la civilisation et des infrastructures durant votre trek ?
(oui / non)
À ce stade de la préparation, vous n’avez pas à entrer trop dans les détails, mais essayez tout de même de répondre brièvement à chaque question. Ne sautez pas cette étape. Ces quelques réponses vous aideront à vous faire une image mentale réaliste de votre randonnée. En vous sensibilisant aux difficultés et risques à prévoir, elles vous permettront d’appréhender pleinement la préparation que nécessitera votre projet.
Quand allez-vous partir?
Cette question est indissociable de la précédente. Les caractéristiques de la zone dans laquelle vous vous trouverez, comme la nature du terrain, dépendront grandement de la saison et des conditions climatiques. L‘environnement, le sentier, les routes auront un aspect et un état différent en été et en hiver ou même tout simplement par temps sec et temps pluvieux.
D’un point de vue purement pratique, lors de la préparation, la question de la date pourra également soulever des interrogations concernant les horaires des magasins, l’ouverture des refuges ou la disponibilité des services. Autant de réponses dont dépendra votre logistique. Tout cela impose donc de s’interroger sur les points suivants :
À quelles dates comptez-vous faire votre randonnée ?
Quelle sont les dates de départ et d’arrivée prévues ?
Week-end, vacances scolaires, jours de la semaine, jours fériés ? En ou hors saison touristique ?
Quelle période de l’année ?
En quelle saison ?
Quel mois ?
Avoir une idée de la saison et de la période vous permettra de vous interroger sur les conditions météo que vous risquez de rencontrer. Pour pouvoir définir précisément votre randonnée, il faut que vous soyez capable d’estimer la température et le temps à prévoir, tout comme il est nécessaire que vous ayez une idée précise des caractéristiques du terrain.
Comment ?
Il s’agit ici de se demander par quels moyens et de quelle façon cette randonnée va se faire. Cette question embrasse tous les aspects de votre projet : portage, couchage, repas, hébergement, logistique, moyens de locomotion, etc.
Voici une liste des principales interrogations sous-tendues par la question du « comment ? » :
Quel est le mode de portage prévu ? Sac à dos, claie de portage, traîneau ou encore système atypique tel le Carrix© ?
Ce mode vous est-il familier ?
Quelles sont ses caractéristiques? Dimensions, volume, poids à vide, confort, etc. ?
Avec combien de kilos d’équipement envisagez-vous de partir ?
Comment comptez-vous dormir ? Bivouacs ou nuits en refuge ?
Quid des repas ? Popote au bivouac, cuisine de camp ou repas aux refuges ou au restaurant ?
Et pour ce qui est de la logistique et du ravitaillement ? Comptez-vous être autonome ou au contraire dépendant des infrastructures et services ?
D’ailleurs, cette randonnée peut-elle être effectuée de façon autonome et indépendante pour l’équipement, la nourriture, etc. ?
Quels moyens de locomotion comptez-vous utiliser pour rallier et quitter le lieu de votre randonnée : voiture, train, transports en commun, avion ? Bénéficierez-vous de l’aide d’un tiers ou devrez-vous être pleinement autonome ?
La randonnée sera-t-elle exclusivement pédestre ou utiliserez-vous d’autres moyens de locomotion : vélo, cheval, animal de bât, canoë, etc. ?
La question « Comment ?» a une portée tellement générale que cette liste ne saurait être exhaustive. Les questions ci-dessus vous apporteront néanmoins les réponses indispensables à la définition de votre plan. En abordant les notions d’autonomie, de portage, de confort (cuisine, couchage, etc.) et de logistique elles soulèvent explicitement la question des connaissances et compétences requises par votre projet.
Les informations recueillies auront également une influence non négligeable sur vos futurs préparatifs. Recouper certaines d’entre elles avec les réponses aux questions précédentes vous permettra entre autres de relever certaines incompatibilités : sur le GR 20 il est par exemple interdit de bivouaquer en dehors des zones prévues à cet effet en périphérie des refuges. Cela implique de couvrir chaque étape quotidienne dans son intégralité. Mieux vaut savoir ce genre de choses avant d’aller plus avant dans la préparation ;)
Pourquoi ?
Si le choix de la randonnée et son contexte répondent souvent aux questions Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? et Comment ? on ne s’interroge que trop peu sur le Pourquoi ? Pourtant cette question apporte des réponses sur la raison d’être de la randonnée : la motivation, les objectifs, les envies, les attentes du ou des randonneurs. Cette question sous-tend votre projet de randonnée, elle revêt donc une importance capitale dans la définition de votre plan.
Une fois n’est pas coutume, je vous propose donc de vous interroger sur vos envies et les objectifs que vous vous êtes fixés :
Pourquoi cette randonnée ?
Qu’est-ce que je veux faire ? Qu’est ce qui me motive ? Quelles sont mes envies ?
Cette randonnée ou ce périple constituent-ils un challenge ? Ou au contraire un moment de détente ?
S’agit-il avant tout de passer du bon temps entre amis, de profiter du grand air, voire de savourer un doux moment de solitude ? Ou au contraire s’agit-il d’un challenge sportif du type « boucler le Pacific Crest Trail en moins de quatre mois », « atteindre ce sommet avant la fin de l’après-midi » ou encore « réussir à marcher dix jours en autonomie totale ? ». Vous vous doutez bien que dans les deux cas de figure la préparation ne sera pas la même.
Définir et analyser clairement vos objectifs vous permettra d’élaborer les meilleures stratégies pour les atteindre. Si vous êtes en groupe vous savez qu’il est également important de vous demander si les objectifs, envies et attentes sont communs à l’ensemble du groupe. Dans ce cas particulier une définition claire et limpide des objectifs aura de plus l’avantage de contribuer à mettre tout le monde d’accord.
Ce faisant vous rendrez peut-être compte que ces objectifs ne sont pas réalistes. Tant pis ! Mieux vaut se rendre compte de ce genre de choses avant de partir plutôt qu’une fois au pied du mur. Vous ne croyez pas ?
À ce sujet n’oubliez pas ce conseil : limitez-vous à vos envies et commencez par des choses faciles et accessibles au regard de votre expérience. Le plaisir avant tout ! Et gardez à l’esprit que vous n’êtes pas obligé d’avoir un seul et unique objectif ! Prévoir plusieurs objectifs secondaires peut constituer une solution de repli salvatrice en cas de déconvenues. ;)
La question du Pourquoi en soulève une autre tout aussi importante : une randonnée Pour faire quoi ?
Ce qui revient à poser la question des activités prévues et des compétences et connaissances requises.
Tout d’abord prévoyez-vous des activités autres que la marche à pied, ou du moins plus spécifiques comme par exemple : la marche d’approche, la marche sur glacier, la via ferrata, l’escalade, l’alpinisme ou encore la traversée de rivières ? Ou peut-être que certains passages à risques relèvent de ce type d’activités ?
Si c’est le cas, vous devriez commencer à vous poser des questions sur la condition physique et le niveau de compétences que requièrent ces activités.
Peut-être avez-vous aussi envie de profiter de cette randonnée pour vous adonner à des activités telles que le bushcraft, la navigation à l’azimut, le bivouac minimaliste, l’apprentissage du feu ou encore le filtrage de l’eau. Et vous avez bien raison, « L’occasion fait le larron ». Mais encore une fois cela requiert certaines connaissances et compétences qu’il serait bon de déterminer et lister dès ce stade de la préparation.
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Cette méthode des 6 questions-clés va vous permettre de recenser chacune des caractéristiques de votre projet de randonnée. Une fois extraite cette substantifique moelle, il vous faudra réaliser une synthèse exhaustive des informations recueillies. Cette synthèse constituera le PLAN de votre randonnée, autrement dit le socle sur lequel reposera toute votre préparation.
Mais avant qu’il puisse assurer cette fonction, il va d’abord falloir en éprouver la solidité, en d’autres termes…
En êtes-vous capable ?
Un plan solide est un plan réaliste et cohérent au regard de vos connaissances et de vos capacités.
Ai-je la condition physique adéquate ? Est-ce que je possède les connaissances et compétences requises ? Suis-je suffisamment expérimenté ? En cas de pépin, saurai-je faire preuve de sang-froid et gérer la situation ?
Autant de questions auxquelles il vous faut prendre la peine de répondre avant de pouvoir entériner votre plan et entamer la préparation. En effet, c’est lorsque que l’on se surestime ou au contraire lorsque l’on sous-estime le plan, que les accidents surviennent. D’où l’intérêt de toujours veiller à ce qu’il y ait adéquation entre votre niveau général et celui exigé par votre projet.
Une randonnée sûre est avant tout une randonnée à votre mesure !
La dernière étape avant la préparation consistera donc à confronter vos capacités et vos connaissances actuelles à celles requises pour mener à bien la randonnée prévue.
Cela revient à analyser objectivement et humblement les 3 points suivants : condition physique, compétences & connaissances, mental.
Condition physique
Si vous fumez deux paquets par jour, êtes d’un naturel peu sportif et préférez la voiture à la marche, alors vous attaquer au GR 10 cet été n’est pas forcément une bonne idée. Je force un peu le trait mais je suis sûr que vous voyez ou je veux en venir ;)
Contrairement à ce que beaucoup semblent croire, la randonnée est une activité physique à part entière, avec toutes les spécificités que cela comporte. Randonner ne consiste pas simplement à marcher, il s’agit de marcher sur de longues distances avec un sac sur les épaules, de gravir et descendre des pentes ou encore d’ajuster son équilibre lors de passages précaires. Les efforts à produire diffèrent donc grandement de la simple marche, les sollicitations musculaires et articulaires ainsi que l’endurance nécessaire ne sont pas du tout les mêmes !
Partir avec une condition physique insuffisante, ou encore surestimer cette dernière, au mieux vous gâchera votre excursion en la transformant en une interminable galère, au pire vous conduira à la blessure ou à l’accident.
En écartant le spectre des blessures liées à l’effort ou à la fatigue, une condition physique adéquate laissera place libre à la notion de plaisir. D’où l’utilité d’établir un petit bilan de sa condition physique et de celle des membres du groupe (cf. question Qui ?). Cela vous permettra de cerner les capacités et les limites de chacun.
Pour que votre analyse soit complète vous devez aussi prendre en compte l’altération potentielle de votre condition et de vos capacités : fatigue, stress, alimentation, chaleur ou bien soif. Sachez par exemple que la sensation de soif signifie que vous êtes déjà déshydraté à 2 %, ce qui signifie que vous avez déjà perdu 10 % de vos facultés physiques et mentales. Vous ne serez donc que rarement à 100 % de votre forme physique. C’est un facteur à prendre en compte lorsque vous confronterez votre condition physique aux exigences de votre plan. Mieux vaut toujours prévoir un peu de marge ;)
Si suite à ce petit bilan vous constatez que vous ou un membre du groupe n’avez pas la condition physique requise pour faire cette randonnée, deux solutions s’offrent à vous : vous entraîner pour pallier cette lacune ou alors revoir vos prétentions à la baisse et réviser votre plan.
Compétences & Connaissances
Vous prévoyez de couvrir 350 km en dix jours, de bivouaquer sous une bâche et d’être autonome au maximum. Soit. Beau projet. Beau mais aussi ambitieux. Vous êtes-vous demandé objectivement si vous en étiez capable ? Même en mettant de côté la question de la condition physique, savez-vous comment vous ménager sur une aussi longue distance ? Avez-vous déjà bivouaqué sous une bâche ? Sauriez-vous gérer une pluie continue de plusieurs jours ? Êtes-vous capable de vous orienter efficacement à l’aide d’une carte et d’une boussole ? Avez-vous déjà filtré et purifié de l’eau ?
Chaque projet de randonnée appelle toute une liste de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de connaître et de maîtriser.
Un niveau de compétences et de connaissances insuffisant vous conduira à la faute aussi sûrement qu’une mauvaise condition physique à la blessure. Alors pour votre bien je vous conseille de vous interroger humblement sur votre niveau de connaissances et de compétences réel. Êtes-vous réellement capable de mener à bien ce que vous avez prévu ou avez-vous vu trop gros ?
Dans l’éventualité où le niveau requis serait nettement supérieur à votre niveau actuel, essayez de lister vos lacunes. Demandez-vous ensuite quels sont les points qu’il vous faudrait connaître et maîtriser pour pouvoir faire cette randonnée en toute sécurité.
À partir de là deux choix s’offrent à vous : apprendre et vous entraîner avant de partir pour combler ces lacunes (peut-être était-ce prévu ?) ou réviser votre plan pour un autre plus modeste.
Dans le cas particulier d’une randonnée en groupe, l’analyse objective des connaissances et des capacités individuelles des membres au regard du niveau requis reste primordiale. Mais un autre paramètre entre en jeu : le niveau du groupe dans son ensemble.
Dans un groupe les connaissances et compétences ont tendance à s’additionner et se compléter, si bien que dans ce cas de figure certaines lacunes ne sont plus rédhibitoires. Bien sûr il faut tout de même faire preuve d’un minimum requis mais il est possible de partir avec un niveau individuel inférieur au niveau exigé par le plan. Pour reprendre l’exemple précédent : s’il est indispensable d’avoir une expérience de la randonnée itinérante à allure soutenue, tous les membres ne sont pas pour autant obligés de savoir se servir d’une boussole ou d’avoir des connaissances poussées en botanique. Néanmoins vous noterez que cela impose tout de même que certains membres maîtrisent ces connaissances. Si l’on extrapole, cela signifie qu’il faut veiller à ce que le niveau général du groupe soit au moins équivalent à celui requis par les exigences de votre plan. Pour plus de sécurité, il est également conseillé qu’au moins un membre soit plus compétent et expérimenté que nécessaire.
Dans l’éventualité où le niveau de votre groupe serait insuffisant, on en revient à l’analyse des lacunes et à la question suivante : votre groupe doit-il s’adapter aux exigences de la randonnée, ou la randonnée au niveau du groupe ?
Mais encore une fois attention, ne perdez jamais de vue cette consigne :
Que vous soyez seul ou en groupe, en aucun cas le périple ne devra reposer sur des compétences non maîtrisées. Pas de longues marches hors sentiers sans maîtrise des principes d’orientation. 

Les fondamentaux de connaissance
Chaque randonnée requiert tout un panel de connaissances et compétences spécifiques. Cependant émerge un tronc commun à toutes les randonnées, une liste de compétences et connaissances qu’on pourrait appeler « les Fondamentaux de la randonnée ». Cette liste, la voici : (liste en cours d'évolution)
MentalUne condition physique adéquate constitue un outil inestimable pour surmonter les obstacles et atteindre ses objectifs. Cependant quel que soit l’outil, la qualité du travail dépendra en grande partie des connaissances et du savoir-faire de la personne qui en fait usage. C’est pourquoi il est primordial de porter une attention accrue à l’acquisition des connaissances et des compétences requises par votre plan. Mais il est également un point fondamental que l’on a paradoxalement tendance à négliger : le savoir-être. Autrement dit VOUS ou plus précisément votre MENTAL.
La mise à profit de vos connaissances, de vos compétences ou de votre expérience dépendra avant tout de votre force mentale et de vos dispositions d’esprit.
Être un alpinisme accompli, maîtriser les techniques d’orientation ou encore savoir poser des gestes médicaux, ne vous servira absolument à rien si vous paniquez et perdez tous vos moyens. Vous vous retrouverez complètement démuni. Et dans une situation similaire une personne inexpérimentée mais faisant preuve de sang-froid aurait peut-être plus de chances de s’en sortir.
C’est pourquoi la dernière étape avant la validation de votre plan consistera à vous interroger humblement sur votre mental, votre caractère et votre faculté réelle à gérer les risques en situation. Pour ce faire vous pouvez adopter une approche similaire à celle déjà utilisée pour jauger vos aptitudes physiques.
De la même façon que vous vous êtes questionné sur votre condition – âge, niveau de forme, problèmes de santé – commencez par vous poser des questions sur votre personnalité. Et dans le cas d’une randonnée en groupe dont vous seriez l’organisateur, essayez également dans la mesure du possible de cerner la personnalité des autres participants :
Solitaire ou grégaire ? Extraverti ou Introverti ? Volontaire ou passif ? Attentif ou distrait ? D’un naturel optimiste ou pessimiste ? Avez-vous confiance en vous ou au contraire êtes-vous souvent en proie au doute ? Savez-vous faire preuve de sang-froid ou êtes-vous sujet à la panique ?
Ces questions auront d’abord l’avantage de vous éclairer sur d’éventuelles incompatibilités entre votre plan et votre personnalité. Par exemple s’il s’avère que vous ne pouvez vous passer de la compagnie des autres, alors il serait judicieux de réfléchir encore un peu à votre projet de traversée de l’Islande en solitaire. Et si les responsabilités ne sont pas vraiment votre tasse de thé, peut-être serait-il préférable de renoncer à conduire vos amis pour deux semaines à travers les Alpes…
Mais une connaissance objective de votre personnalité devrait surtout pouvoir vous renseigner sur votre probable comportement en situation, plus précisément sur votre mental. Si par mégarde vous vous retrouvez perdu, si la tombée de la nuit vous surprend à des lieues de tout refuge, si vous êtes victime d’une mauvaise chute ou si une personne de votre groupe se trouve mal ? Saurez-vous faire preuve de calme, de sang-froid et par conséquent arriverez-vous à raisonner de façon objective et lucide ? Ou au contraire serez-vous en proie à la panique la plus totale, enchaînant mauvaise décision après mauvaise décision ?
Avant de valider votre plan vous devez donc vous interroger sur vos possibles réactions en cas de situation imprévue, d’incident ou d’accident. Analysez votre plan et tâchez de cerner les situations à risques qui peuvent se présenter à vous, les incidents probables et les accidents dont vous pourrez être victime : perte, chute, cheville foulée, chute de température, pluie, orage, etc. Préparez-vous mentalement à rencontrer ce genre de situations et réfléchissez à la façon de les gérer. Pour chaque situation envisagée, demandez-vous si vous saurez faire preuve du sang-froid, de l’objectivité et de la lucidité nécessaires à la prise des bonnes décisions.
Quand vous répondrez, n’oubliez pas qu’en cas d’accident vous devrez sûrement composer avec le stress, la peur, la douleur ou encore la pression du groupe. À l’instar de votre condition physique, votre mental et vos dispositions d’esprit pourraient se retrouver fortement altérés. C’est un facteur à ne surtout pas négliger.
Si jamais vous estimez que votre plan présente des risques auxquels vous n’êtes pas prêts à faire face, alors le plus sage consiste à revoir votre plan pour un autre plus facile.
Si la probabilité existe de rencontrer une situation dangereuse que vous pensez ne pas être en mesure de gérer, alors mieux vaut ne pas tenter le diable et réviser votre plan !
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Poser les bases d’une bonne préparation n’a rien de bien sorcier. Le secret réside en un plan fiable et solide. Néanmoins, comme nous l’avons vu, échafauder un plan en béton nécessite un minimum de méthode :
Passer votre projet de randonnée au crible des 6 questions-clés afin d’en extraire le maximum d’informations, puis synthétiser le tout pour aboutir à un plan exhaustif et cohérent.
Vérifier le degré de réalisme de votre plan en le confrontant objectivement à vos capacités, ainsi qu’à celles des personnes vous accompagnant dans le cas d’une randonnée à plusieurs.
Dans l’éventualité où il n’y aurait pas adéquation entre le plan précédemment défini et votre niveau général (condition physique, compétences, connaissances, expérience et mental) alors deux solutions s’offrent à vous :
Aux randonneurs de s’adapter au plan = mise à niveau ;
Au plan de s’adapter aux randonneurs = révision du plan pour un plan adéquat.
Mener à bien cette méthode doit vous permettre d’aboutir à un plan exhaustif, réaliste et adapté.
Tout cela peut vous sembler quelque peu laborieux, mais c’est avant tout une question de pli à prendre. Avant chaque randonnée – même les petites – armez-vous d’un crayon et d’une feuille de papier et prêtez-vous à l’exercice. Ce sera toujours instructif et votre préparation n’en sera que plus efficace. Et vous verrez, avec l’habitude vous vous poserez ces questions machinalement.
Une fois que vous aurez validé votre plan, que les bases auront été posées et que vous saurez exactement dans quoi vous vous engagez, vous pourrez – enfin – aborder la préparation de votre randonnée : étude des guides et des cartes, planification de l’itinéraire, établissement d’une liste d’équipement, organisation de la logistique, etc.
Comme vous pouvez vous en douter, la préparation ne manquera pas d’éclairer de nouveaux aspects de votre plan, de faire ressurgir des informations ou des caractéristiques importantes. Par exemple, l’étude des cartes et des guides ainsi que le tracé de l’itinéraire vous apporteront à coup sûr de nouveaux éléments pour définir plus précisément les particularités du terrain, les difficultés ou les conditions météorologiques. Vous devrez prendre en compte ces nouveaux paramètres, les intégrer à votre plan et bien sûr les analyser sous l’angle de vos capacités en suivant le même processus que précédemment.
Votre préparation aura donc un effet rétroactif sur votre plan, et inversement. Ainsi la base et l’édifice s’ajusteront jusqu’à atteindre le plus haut degré d’efficience. Par conséquent votre plan n’est pas figé, il se devra d’évoluer en fonction des compléments d’information apportés lors de votre préparation.
N’hésitez donc pas à le réviser si jamais vous vous rendez compte en cours de préparation qu’il ne vous est pas adapté. Parfois, s’enferrer dans ses envies et ses exigences en refusant de remettre en cause le plan établi peut vous gâcher votre randonnée, voire vous conduire à l’accident. C’est pourquoi, quelle que soit sa qualité, veillez surtout à …
Ne pas tomber amoureux du plan ! Auteur : François Durand
Relecture et corrections : Guillaume, Jilucorg